Comment j'ai détesté l'industrie agroalimentaire ?

Comment j’ai (dé)testé l’industrie agroalimentaire

Aujourd’hui, je voudrais écrire un article assez personnel, sur mon passé professionnel. Si j’écris, c’est parce que je pense qu’il est important et nécessaire de vous informer sur ce que vous mangez. Je vais vous parler de mon parcours d’ingénieur dans l’industrie agroalimentaire, et pourquoi j’ai décidé d’arrêter d’y travailler !

Et oui, je prône le 100% fait-maison, l’alimentation saine et le partage culinaire, alors comment ai-je pu travailler pour la diabolique industrie agroalimentaire ? Et bien justement: je suis venue, j’ai vu, et j’ai … décidé de changer de métier !

usine industrie agroalimentaire

Avant de vous parler de ce que j’ai vu, voici mon parcours pour vous mettre un peu dans le contexte:

2009

Attirée par les sciences du vivant et après une prépa bio, je rentre en école d’ingénieur agronome, à AgroParisTech.

2010-2011

J’aime la nourriture, j’aime cuisiner, et je m’oriente assez naturellement vers la filière agroalimentaire.

A l’origine persuadée qu’en travaillant dans l’industrie, j’oeuvrerai pour le « bien manger » accessible au plus grand nombre, les déceptions commencent. Pendant mes études, je découvre des pratiques pas très nettes, un peu dégoûtantes et déroutantes. Malgré cela, je reste positive sur l’idée que je pourrai participer à la conception de produits innovants qui rendront notre alimentation meilleure !

2012-2013

Après mon stage de fin d’études dans une grande entreprise de boissons alcoolisées, je fais deux CDD en Recherche & Développement, notamment dans une boîte qui fabrique les produits laitiers pour des marques distributeurs (MDD).

Je découvre encore de nouvelles pratiques (celles qu’on ne raconte pas aux étudiants), qui,  ajoutées aux échos de mes amis travaillant pour d’autres groupes agroalimentaires, continuent de me dégoûter. Petit à petit, je n’ai plus très envie de travailler… Alors quand mon deuxième CDD prend fin, je décide d’arrêter ! Je suis au chômage et je cherche un moyen de changer de métier. C’est alors que je me reconvertis dans l’informatique.

2018

Depuis que j’ai quitté l’industrie agroalimentaire, je fais des efforts pour bien manger, même si je consomme encore quelques produits industriels (en les choisissant du mieux que je peux). Après la naissance de mon fils, au moment venu de la diversification, quand la question « vous avez commencé les petits pots? lesquels tu achètes? » est revenue trop souvent, je me suis dit qu’il y avait un problème! J’ai décidé de ne jamais lui donner de petit pot industriel, et j’ai créé ce blog pour vous donner envie de cuisiner pour bébé!

Alors, qu’ai-je découvert lors de mon parcours en industrie agroalimentaire, qui m’a poussé à changer de voie ?

Pourquoi j'ai testé et détesté l'industrie agroalimentaire

Les pratiques de l'industrie agroalimentaire

Des viandes reconstituées

Le premier choc, c’est la visite d’une usine de jambon. Vous pensez que le jambon blanc que vous achetez sous vide provient d’un seul animal ? Vous seriez surpris de savoir combien de cochons différents peut contenir une tranche de jambon! Et vous seriez peut-être choqué de voir ces tonnes de morceaux de viandes mélangés dans l’usine ! Alors comment font-ils pour reconstituer une belle tranche avec plusieurs morceaux ? Le miracle se produit grâce à l’ajout d’une enzyme, la transglutaminase: c’est une sorte de « colle à viande », qui va créer des liaisons entre les protéines pour re-texturer la viande et former une espèce de mixture de jambon, à laquelle on ajoute des additifs pour donner la couleur et le goût. Ensuite, cette mixture est coulée dans des moules, au fond desquels une couenne a été déposée. Cela forme des « pains de jambon », qui sont cuits puis coupés en tranches. 

Faut-il se priver de jambon blanc pour autant? Non, mais préférez-le « cuit à l’os », garantie qu’il n’est pas reconstitué ! Mais attention, il ne faut pas le confondre avec la mention « cuisiné à l’os »: elle signifie seulement que les jambons cuisent dans un bouillon qui contient de l’os … pour tromper les consommateurs !

Si le sujet vous intéresse, 60 millions de consommateurs a fait un documentaire consacré aux jambons: tout n’est pas rose au pays des jambons.

Des additifs pour faire "comme si"

Et les points noirs dans la glace à la vanille ? Vous croyez que c’est parce que la glace est aromatisée avec de vraies gousses de vanille ? Pas forcément. Les usines qui produisent l’arôme naturel de vanille revendent les grains de vanille « épuisés » (dont ont a extrait et privé d’arômes) aux glaciers: ils les ajoutent alors dans leurs glaces (qui contiennent par ailleurs un arôme naturel, un extrait de vanille…ou un arôme de synthèse!), pour faire croire qu’on a infusé les gousses de vanille dans la crème. Astucieux !

Autre usine, autre produit: la bière. Je tique quand on nous explique qu’on ajoute un additif pour rendre la bière blanche trouble, pour faire comme si c’était artisanal !

Et sur ce sujet, on peut trouver des milliers d’exemples ! (Vous en avez à partager ? écrivez-les en commentaire !)

Une usine pas très hygiénique

Quand on pense à une usine alimentaire, on s’imagine quelque chose de propre, presque clinique, non ? Je vous rassure, c’est souvent vrai. Mais j’ai visité une usine (de légumes sous-vides) où ce n’était pas vraiment le cas ! Oui, les règles d’hygiène sont très strictes. Mais elles ne sont pas toujours respectées ! Il y a bien sûr des contrôles. Mais pas tout le temps ! N’oubliez pas: dans chaque industrie, il y a des humains. Et chez les humains, il peut y avoir des négligences ou défaillances … (et parfois peut-être de mauvaises intentions).

Concrètement, qu’est-ce que j’ai vu ? Des chaines non nettoyées, du personnel aux blouses très sales, le chef d’usine qui met ses mains (sales) dans les légumes pour nous montrer la qualité, puis qui les repose sur la chaine avant emballage … Ma réaction en sortant de l’usine ? Beurk !

D’ailleurs, nos bébés ont déjà fait les frais de problèmes sanitaires : rappelez-vous le scandale du lait infantile contaminé par des salmonelles (2017) !

Des mensonges sur l'origine des ingrédients

Quand vous lisez « origine France », vous êtes fier de consommer français ? Moi, je n’en suis pas toujours sûre… Car on m’a déjà demandé de mentir ! Ben quoi, lorsque le lait est un mélange de lait allemand et de lait français, on peut bien dire qu’il est d’origine France, non ?

Et les huiles étiquetées « origine UE ou non UE », qu’est-ce que ça veut dire? On ne sait pas d’où ça vient? Le consommateur qui lit très vite se contentera du « origine UE », alors qu’il n’y a pas un gramme qui en provient!

Des essais industriels cachés

Lorsqu’on élabore un produit alimentaire industriel, cela passe par 3 grandes étapes: d’abord on conçoit la recette en petites quantité  (échelle « paillasse »), puis on fait son prototype en moyennes quantités (échelle « pilote »), puis on valide la recette à grande échelle avec l’essai industriel (échelle « usine »). Vous l’avez compris, l’essai industriel génère une grande quantité de pertes ! Alors que font certains industriels pour les diminuer, pour ne pas perdre trop d’argent ? Si la recette est viable et assez proche d’une recette existante (par exemple un essai de nouvel arôme, de nouveau ferment, ou un remplacement d’ingrédient), et bien les produits de l’essai industriels sont vendus sans aucune mention, sous un packaging existant, sans modification d’étiquette !  Le consommateur n’est pas informé qu’il consomme le produit d’un essai … et parfois le client intermédiaire (marque distributeur, par exemple) est lui aussi trompé !

De fausses allégations santé

« Riche en calcium », « Renforce votre système immunitaire », « Riche en fibres et en vitamine D » : vous avez déjà vu ces allégations inscrites sur les emballages de vos aliments ? Faites-y attention ! Ces messages induisent les consommateurs en erreur, car ils revendique un bon contenu nutritionnel, alors qu’en réalité il s’agit souvent d’aliments chargés en sucre, en sel ou en mauvaises graisses. Alors, regardez bien les étiquettes et ne vous fiez pas au marketing ! (quand les étiquettes sont justes … car ce n’est malheureusement pas toujours le cas !)

Des produits ultra transformés

Je laisse cette vidéo en parler pour moi :

Tromperie, mensonges, hyper-transformation: je me révolte contre ces pratiques !

Alors j’ai décidé d’arrêter d’y participer. En 2013, j’ai profité de la fin de mon CDD dans un grand groupe de yaourts pour changer de voie ! 

Mais soyons réalistes: l’industrie et la grande distribution ont aussi permis de simplifier nos vies. Il est difficile (mais pas impossible) d’échapper complètement aux produits transformés. Même en connaissant ces pratiques, je continue à faire mes courses au supermarché, et à craquer de temps en temps sur un paquet de biscuits ou sur une glace à la vanille avec grains épuisés (et en relais de l’allaitement maternel, j’ai acheté du lait en poudre pour mon bébé, summum du produit ultra-transformé !). Mais ce sont pour moi des écarts, et pas mon alimentation habituelle ! Cette consommation doit rester une exception, et non la norme. 

Alors, pourquoi donner des petits pots industriels à bébé, et l’habituer dès le plus jeune âge à ces produits transformés, bien loin des ingrédients primitifs, alors qu’il est si simple de lui préparer à manger ? Personnellement, j’ai décidé de cuisiner pour mon bébé. Cuisiner pour son bébé, c’est dire non à ces pratiques industrielles, c’est l’éduquer culinairement, et c’est lutter pour qu’une alimentation saine soit la norme, et non l’exception, dans notre société !  

vous êtes fous d'avaler ça !

Pour aller plus loin, pour une grosse prise de conscience, je vous invite fortement à lire le livre « Vous êtes fous d’avaler ça ! » de Christophe Brusset, ancien industriel alimentaire. L’auteur est resté dans l’industrie bien plus longtemps que moi, et vous y retrouverez certaines anecdotes que je raconte dans cet article… mais beaucoup d’autres encore, et bien pires! Après avoir lu ce livre, préparez-vous à changer radicalement vos habitudes de consommation… ce qui n’est pas facile à réaliser du jour au lendemain 😉

6 commentaires

  • Mylène

    Je plussoie ! Ancienne reconvertie de l’agro-alimentaire, tout n’est pas toujours rose… (mais il y a quand même des boîtes où on essaye d’améliorer les choses 😉)
    Je rajouterai qu’il est important de faire participer l’enfant plus grand à l’élaboration des repas, l’emmener au marché… L’éducation alimentaire passe aussi par là, la nourriture ce n’est pas des produits (sur)emballés au supermarché…

    • Clémence

      Merci Mylène pour ton commentaire ! Oui, tout n’est pas toujours rose, et tout n’est pas noir non plus ! Comme le dit une de nos amies: « mieux vaut consommer un bon produit industriel qu’un mauvais produit artisanal » 😉
      Mais la raison pour laquelle j’écris cet article, c’est surtout pour informer et pouvoir consommer les produits de l’industrie en pleine conscience et en toute connaissance de cause !

      Et je partage complètement ton avis sur la participation de l’enfant ! Il peut commencer dès tout petit (en observant) et en grandissant il participe de plus en plus ! C’est super de pouvoir l’emmener au marché, et quand on vit à la campagne il découvre encore plus de choses (je n’ai malheureusement pas cette chance)! Quand mon fils sera assez grand, j’aimerais l’emmener dans les « fermes cueillettes »: on vient cueillir ou ramasser soit-même ses fruits et légumes ! Je trouve le concept génial pour les enfants 🙂

  • Marine

    Hello Clémence !
    Super ta démarche, je te soutiens à 100% ! 🙂
    J’essaie aussi de faire attention à ma consommation, c’est tout un changement d’habitudes quotidiennes mais petit à petit, on peut y arriver. Sinon, j’ai toujours fait les petits pots pour bébé mais il paraît que l’alimentation pour bébé est quand même très réglementée (?). Personnellement, j’ai de moins en moins confiance à toute l’industrie alimentaire donc je prends pas le risque haha!
    Bonne continuation 🙂

    • Clémence

      Merci beaucoup Marine! Et bravo de faire tes petits pots maison ^^

      Oui, l’alimentation industrielle pour bébé est très réglementée. Mais cela n’empêche pas un marketing parfois trompeur sur les petits pots… et cela n’a pas empêché la présence de salmonelles dans le lait infantile 😉

      Aussi, pour conserver les petits pots à température ambiante, la stérilisation est une étape incontournable. Or cela dégrade les qualités nutritives et gustatives des aliments. Rien que pour ça, je pense que le fait-maison est bien meilleur! (même si je te l’accorde, ce n’est pas « grave » de donner des petits pots).
      Aussi, les procédés industriels limitent énormément le type de textures qu’ils peuvent proposer dans les petits pots… et c’est parfois un frein à l’apprentissage des textures chez les bébés… j’en ai justement parlé il y a quelques semaines avec une amie qui travaille chez Blédina: elle m’a expliqué les contraintes qu’ils avaient pour les morceaux…et pourquoi toutes les purées ont la même texture! Si ça t’intéresse, je parle des petits pots industriels dans cet article.

      Bref, oui les petits pots industriels sont hyper réglementés, mais je suis comme toi, je n’ai plus confiance…
      Et surtout, en dehors de l’aspect sécuritaire/sanitaire, cuisiner pour son bébé c’est bien plus que le nourrir! 😉 (l’éveil et l’expérience culinaire, le modèle parental, la prise d’habitudes saines, le partage en famille…)

  • Alice

    Bonjour,

    Je suis tombé sur ton article par hasard aujourd’hui et je dois te dire que je trouve cela extrêmement choquant.
    Venant du milieu de l’agroalimentaire, tu sais bien que ce que tu mets en avant est biaisé. Les consommateurs sont déjà assez perdus au milieu de ces faux discours télévisé, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de colporter de fausses informations.
    – Une usine pas très hygiénique : Tu parle d’une visite isolé d’usine où tu as vu une personne ne pas se laver les mains. Par contre, tu ne parles pas des référentiels IFS / ISO / BRC qui imposent des réglés d’hygiènes drastiques et des plans de nettoyages documentés. Je t’invite un jour à passer dans les cuisines d’un restaurant, le laboratoire d’une boulangerie ou même à jeter un œil sur les règles hygiènes médicales… Voir même à regarder les morts liés tous les ans aux conserves maison mal stérilisés. Tu auras des surprises. Il y aura toujours des cas isolés pour qui les règles d’hygiène sont compliquées à comprendre. Mais il est intolérable de colporter ce genre d’informations, rien que pour les équipes qui travaille tous les jours pour veiller à la sécurité alimentaire des consommateurs.

    – Des mensonges sur l’origine des ingrédients : Outre cas isolés il est impossible en France de mentir sur la provenance des ingrédients ou élaborés vendu. Nous sommes même dans l’obligation d’indiquer l’origine des MP animales sur les étiquettes. Les étiquetages sont régulièrement contrôlés par les Fraudes DGCCRF et les règles d’information du consommateur sur les denrées alimentaires sont régies par le règlement (UE) n°1169/2011.
    La encore, tu fais une généralité de cas isolés (que je ne cautionne pas bien sûr), qui ont profité du système pour leurs profils personnel. Malheureusement le monde est ainsi fait, il y en aura toujours pour jouer avec les règles, mais ce n’est pas une raison pour globaliser. Sinon nous dirions que tous les Politiciens sont des pourris 😉

    – Des essais industriels cachés : Sur ce sujet puis-je te poser la question du gaspillage alimentaire ? À choisir ?

    -De fausses allégations santé : Les allégations sur les produits sont encadrés par l’EFSA (European Food Safety Authority) . Tous les règlements sont disponibles en ligne : Règlement 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.
    La encore si des dérives existent ce ne sont que des cas isolés.

    Bref tout ce laïus pour dire que je trouve cela dommage de continuer à diaboliser une filière qui fait vivre des millions de personnes. Des abus ont été commis cela est indéniable, mais de nos jours tous est mis en œuvre pour assurer la sécurité du consommateur et sa satisfaction.
    Il serait plus judicieux d’inviter les consommateurs à mieux comprendre le milieu et en effet ce diriger vers des aliments moins transformés. Car le marché répond à une demande s’il n’y a pas de demande, le produit disparaît.
    J’utilise souvent cet exemple quand on fait une mousse au chocolat à la maison ne peux pas s’attendre à ce qu’elle ce conserve un mois au frigo, sans temps pour le faire et la payer moins chère qu’une tablette de chocolat. Pourtant, c’est ce qu’on attend d’une mousse en pot….
    La rééducation alimentaire est essentielle pour le mieux manger, la remise en question des habitudes alimentaire actuelle est obligatoire. Et sera plus positive que le matraquage de l’industrie. Rien que pour le respect des hommes et des femmes qui travaille au quotidien pour rendre les produits toujours plus qualitatifs et en prenant en compte que les contraintes financières de chacun.

  • Clémence

    Bonjour Alice,

    je te remercie pour ton intervention qui veut rassurer sur l’industrie agroalimentaire.

    Tu trouves mon article extrêmement choquant, peut-être l’est-il parce que j’ai été moi-même extrêmement choquée. Je ne raconte que ce que j’ai vu ou vécu, je ne crois pas rentrer dans le sensationnel, et si je l’écris c’est justement pour pousser les consommateurs (et sur mon blog, les parents en particulier) à se poser des questions sur ce qu’ils achètent, et les orienter vers une alimentation moins transformée.

    Je suis d’accord sur le fait que tout est extrêmement réglementé, notamment grâce aux référentiels IFS / ISO / BRC que tu cites. Mais quel est le gap entre la réglementation et l’application ? L’usine que je décris dans cet article est un exemple peut-être un peu extrême, mais vu toutes les anecdotes que j’ai entendues des ami(e)s de la filière, je ne dirais pas que c’est complètement isolé… Je ne dis pas non plus que le fait-maison est plus sécuritaire (et c’est certain qu’il ne l’est pas), mais finalement, cet article a essentiellement pour but d’expliquer « pourquoi j’ai détesté l’industrie agroalimentaire » (c’est le titre) et ma reconversion, et le manque de respects des normes d’hygiène en fait clairement partie !

    Sur l’origine des ingrédients, il existe en effet des systèmes très complexes (et efficaces) de traçabilité. Cela n’empêche que j’ai vu, lors de ma pourtant très courte expérience, des documents envoyés au client avec mensonges par omission, racontés ci-dessus! Et puis, serait-ce le premier incident de traçabilité ? (je crois qu’on a tous entendu parler de lasagnes à la viande de cheval, et là, ce n’est pas qu’une question d’origine !!!)

    Quant aux essais industriels, je ne suis clairement pas pour le gaspillage alimentaire, mais pour la transparence, avec la bonne information.

    En fait, ce que je reproche essentiellement à l’industrie (dont agroalimentaire), c’est de vouloir vendre aux consommateurs des choses dont ils n’ont pas besoin, comme une mousse au chocolat bas de gamme qui se conserve plusieurs semaines au frigo, ou une glace avec des points noirs qui ne servent à rien. Ce qui me scandalise par dessus tout, ce sont les aliments ultra-transformés, ou plutôt les « faux aliments ». Donc oui, le marché répond à une demande et s’il n’y a pas de demande, le produit disparaît. Mais est-ce vraiment la faute du consommateur ? La balle est-elle uniquement dans son camp ? Est-ce toujours au consommateur de « résister à la tentation » ? A travers ce blog, c’est ce que j’invite les parents à faire, car c’est une des solutions, la plus actionnable à notre niveau. Mais je crois aussi que l’industrie agroalimentaire pourrait (devrait!) s’auto-raisonner… Car si elle ne proposait pas de mousse au « chocolat » à DLC extra-longue, le consommateur ne penserait pas que c’est normal et que ça doit exister…

    Heureusement, tous les acteurs de la filière ne sont pas dans cette même veine, et je ne dis pas non que tous les employés de l’industrie agroalimentaire, mêmes des gros groupes qui vendent de faux-aliments, sont des pourris (d’ailleurs un certain nombre sont mes amis XD). Malheureusement, à cause d’une petite poignée de personnes qui ne sont pas dans la bienveillance, à cause de « je m’en foutisme », voire à cause de l’ignorance de certains, on constate aujourd’hui des conséquences catastrophiques sur notre alimentation et nos habitudes de consommation ! Pour ma part, arrêter de travailler pour eux était mon premier levier pour ne pas cautionner.

    « La rééducation alimentaire est essentielle pour le mieux manger, la remise en question des habitudes alimentaire actuelle est obligatoire. » Oui, je suis d’accord (encore une fois, c’est complètement l’objectif de ce blog). Mais est-ce que ce ne serait pas plus facile si l’industrie (dans sa globalité) allait dans le même sens ???

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